Jeudi 3 Avril 2008
SHIT HAPPENS!
La loi de l'emmerdement maximum c'est ce dont Alanis Morrissette a fait une jolie et amusante chanson intitulée Ironic. Pas de mouche noire tombée dans mon verre de Chardonnay personnel, (d'ailleurs si le Loup a un verre de vin à la main, il y a peu de chances que ça soit du Chardonnay, le Loup a meilleur goût que ça. Ses bouteilles aussi.) pas de pluie torrentielle le jour de son mariage non plus.
Dans l'entourage du Loup, ça se traduirait plutôt par des anecdotes dont tout le monde rit aujourd'hui, comme la sœur du Loup qui, faute de cendrier ou de poubelle à portée de main, colle son malabar dans la touffe pubienne de son chéri, croyant que ça s'enlèvera tout de suite, alors qu'en fait pas du tout... c'est préparer une épreuve orale à côté d'une autre putain de candidate (et le Loup pèse ses mots) qui n'a rien trouvé de mieux que sucer bruyamment des tomates pendant les trois heures imparties.
C'est s'apercevoir au moment de poser ses chaussures chez une copine qu'on a deux chaussettes dépareillées. C'est voir revenir l'instituteur de ta fille avec un air goguenard parce qu'on a par mégarde glissé la photo d'une soirée légèrement arrosée dans le dossier scolaire à retourner signé. C'est comprendre pourquoi la maîtresse était de si joyeuse humeur en t'annonçant que ta fille avait eu un petit accident à l'école, lorsque tu la retrouves affublée d'un de tes strings noué sur la hanche pour qu'il tienne, parce qu'un jour que t'étais pas réveillée, t'as mis ça en guise de change dans son cartable... et le soutien-gorge assorti avec.
C'est enjamber un connard de clébard encombrant et couché en travers du chemin avec une pile d'assiettes dans les bras (toi, pas le chien) pour qu'il se relève au moment où il fallait pas. C'est refermer son coffre de voiture avec les clés dedans et s'en rendre compte une minute trop tard, quand le verrouillage automatique de la voiture s'est enclenché et que tu es tout seul à 300 bornes de chez toi. C'est envoyer une copine voir les résultats d'un écrit parce que tu es clouée avec un abcès dentaire monumental chez le dentiste, t'entendre dire que tu l'as pas eu, arriver par hasard à la fac deux jours plus tard et te rendre compte que non seulement tu as eu ce foutu écrit, mais qu'en plus tu es attendue à l'oral dix minutes après, sans avoir préparé quoi que ce soit...
C'est, à l'avant-première de Titanic, être collée par un gros lourd qui te souffle son haleine de mort au visage et te dit « y'a du monde, hein ? » alors que tu as une peur panique de la foule et que tu commence à devenir hystéro.
C'est retrouver, comme aujourd'hui, ta bagnole neuve avec une rayure énorme sur le pare-chocs et l'enjoliveur couvert de la peinture verte du salopard qui a pris des libertés avec la tienne, de peinture... Ou alors retrouver un 4X4 haut comme ta maison garé à 1 cm de ta portière par un conducteur malappris après avoir fait tes courses dans un supermarché semé d'embûches sous la forme de collègues, boulets en tous genres, pépères avachis sur leurs caddies et paraissant ainsi souffrir de troubles intestinaux aggravés. Voilà qui a de quoi surexciter le Loup même en l'absence de pleine lune. De quoi le faire prendre un papier et un stylo et griffonner d'une patte enragée « je suis une femme de 31 ans parfaitement valide. Je suis donc tout à fait capable, pour m'installer au volant de ma voiture, dont vous avez condamné la portière conducteur, de me faufiler côté passager. Qu'en aurait-il été si j'avais été enceinte de 8 mois ou si j'avais été une personne âgée avec de l'arthrose ? Votre comportement est égoïste et ordurier. Je n'appelle pas cela garer une voiture mais larguer une caisse. »
La photo qui illustre ce billet représente soit un très bon canular, du genre qu'on a envie de croire, soit une aventure qui aurait pu tourner au drame pour cette famille partie faire de la plongée sous-marine en Australie. Fiston a paniqué après avoir pris une photo de ses parents, qui, le voyant remonter vers le bateau à toutes palmes, l'ont suivi pour avoir des explications. Contre toute attente, ils sont arrivés vivants au bateau tous les trois. C'est alors que le fils leur a expliqué ce qu'il avait vu. Ne le croyant pas, les parents ont mis la photo sur l'ordinateur pour la regarder et se sont rendu compte de ce qui aurait pu et dû leur arriver... Entre deux cauchemars, moi je crois que j'aurais fait agrandir et encadrer la photo pour me rappeler tous les jours qu'au-delà des emmerdements, les miracles aussi existent... =)
Par Le Loup, Jeudi 3 Avril 2008 à 22:03 GMT+2 dans Ma rubrique

Il n'y a pas beaucoup de gamelles que le Loup ne se soit pas prises : chute à skis, chute à rollers, chute de vélo, chute de cheval, chute de moto, chute dans le fossé avec la voiture, chute à pied, chute dans les escaliers, chut je parle, you name it, comme disent nos amis d'outre-Atlantique. A son palmarès, le Loup compte une épaule fracturée, un coccyx cassé, (à noter : on ne peut pas descendre les escaliers avec des revers de jeans défaillants et des talons aiguilles. C'est tout.) un nez fêlé, une entorse au coude et un traumatisme crânien. Des points de suture ici et là, des cicatrices un peu partout, de tailles, d'origine et d'emplacements divers. Quant aux bleus et aux bosses, surtout récoltés au paintball et en moto, le Loup a arrêté de les compter. Au point que la famille du Loup a désormais adopté à son encontre le sobriquet de Colt Seavers, l'homme qui tombe à pic. Ou dans le cas du Loup, la femme qui tombe, tout court. Jamais cependant le Loup ne s'est aussi férocement viandé que Matthias Lanzinger dimanche dernier en Norvège, alors qu'il disputait une compétition de ski. Tout allait bien, jusqu'à ce qu'il heurte une des balises du super G, s'assomme, heureusement pour lui, et que son pied gauche tourne plusieurs fois sur lui-même, la faute aux attaches défectueuses d'un de ses skis. La vidéo passée au JT a fait frissonner le Loup, qui pourtant la veille encore ne connaissait pas cet homme, et il y avait de quoi. 27 ans et une carrière déjà foutue, à cause d'un concours de circonstances malheureuses, couronnées par l'absence d'hélicoptère de secours, (en revanche, ça ne sert à rien aux accompagnateurs de venir hurler maintenant, vu la taille d'un hélico, quand il y en a un ça se voit, quand il n'y en a pas ça se voit aussi.) une évacuation en traîneau, si si, et pour terminer l'amputation qui garantit à notre pauvre Autrichien qu'il n'aura plus jamais d'accident à skis. Le Loup est désolé, vraiment, et espère qu'il
Ca gâte son teint de porcelaine, fait frémir ses narines et lui donne envie de carrer son pinceau à poudre... non, rien.
Le loup s'est pris une remarque il y a quelques jours (oui, il y a eu un grand malade pour oser...) car paraît-il, il n'y a pas grand-chose de neuf dans sa tanière. Or donc, ça n'est pas parce que le Loup n'a rien à dire qu'il négligera ses 3 lecteurs et demi, qui deviendront peut-être 4 un jour, qu'on se le dise. Aujourd'hui, le Loup discutera par conséquent du printemps tout en relatant une mésaventure encore toute fraîche qui lui fait plisser la truffe de colère. Pendant les vacances, le Loup a été par monts et par vaux, écumé Saint Tropez et ses alentours et a rencontré quelques collègues loups (les mêmes en moins tout). Il a respiré à pleins poumons les pollens des mimosas tropéziens auxquels il est allergique, s'est émerveillé devant le moindre bourgeon, la moindre petite pousse et a humé avec bonheur la douceur de l'air marin. Il est allé écouter gazouiller l'eau en aval de la cascade à côté de sa tanière et les premiers oiseaux chanter en se disant qu'ils cumulaient les incontestables qualités d'être mélodieux et goûtus. Cependant, lorsque le Loup est rentré de vacances, il a été profondément choqué de constater que son perron, d'ordinaire décoré d'un jardin aromatique et de multiples hortensias, lavandes et autres buis, (et qui a fait dire un jour à un de ses voisins que le Loup avait un balcon bien garni) avait été vandalisé. Laurier sauce la tête en bas, lavandes déchiquetées, terreau étalé dans toutes les directions... Le sang du Loup n'a fait qu'un tour et il s'est précipité pour vérifier l'état de ses bulbes de tulipes, crocus et narcisses, qui bien que déjà fièrement dressés (on se gardera d'établir des parallèles salaces, merci) n'avaient pas été saccagés, contrairement aux amaryllis d'une voisine dont les tiges ont été coupées (aucune allusion menaçante là non plus) et proprement disposées à côté des bulbes désormais décapités. Comme quoi le crétin n'est pas un animal inoffensif. On lui souhaite d'ailleurs une mort lente et douloureuse. En attendant, aux vandales responsables de ce carnage : CA N'EST PAS PARCE QUE VOUS ETES AMOCHES DU BULBE QU'IL FAUT VOUS EN PRENDRE A CEUX DU LOUP !
Le loup est parfois confronté à un cruel dilemme: avoir envers et contre tout le respect de l'ancien, ou être gérontophobe. 




